Phase 1 · Comprendre · Module 01

DEVOLUTION, ses offres et l'IA expliquée simplement

À la fin de ce module, tu sais expliquer à un chef d'entreprise qui se méfie de la technique ce qu'est un agent IA, ce qu'il fait mal, et ce que DEVOLUTION lui vend exactement. Sans ce socle, tu ne peux ni qualifier un prospect ni éviter la promesse qui te fera perdre la confiance au deuxième rendez-vous.

  • Semaine 1
  • ≈ 5 h de cours
  • ≈ 4 h de pratique

Objectifs

À la fin de ce module, tu sais :

Pourquoi un commercial doit comprendre la technique

Tu ne vas pas coder. Tu ne vas pas non plus chiffrer un projet ou garantir qu'une intégration est faisable : c'est le rôle de Florian. Mais tu vas passer tes journées face à des dirigeants qui ont déjà entendu cent fois le mot « IA », souvent de la bouche de gens qui n'y comprenaient rien. Ces dirigeants ont un détecteur très fin. Au premier mot flou, à la première promesse trop large, ils te rangent dans la case « vendeur de vent » et tu n'en sortiras pas.

Ton niveau technique cible est celui d'un bon journaliste économique : tu comprends les mécanismes, tu sais les expliquer avec une image juste, tu connais les limites, et tu sais dire « cette question-là, c'est Florian qui y répondra précisément, je la note ». Ce niveau suffit pour qualifier un besoin, reformuler une douleur et préparer un rendez-vous utile. Il ne suffit pas pour faire une démonstration technique ou répondre à un responsable informatique pointu : on verra au module 08 où passe la frontière.

Les mots du logiciel : SaaS, ERP, API, intégration, sur mesure

Avant de parler d'IA, il faut parler des outils dans lesquels l'IA va travailler. La plupart des projets de DEVOLUTION ne consistent pas à inventer un outil de toutes pièces, mais à faire travailler ensemble des outils qui existent déjà chez le client. Si tu ne comprends pas ce paysage, tu ne comprendras pas les douleurs de tes prospects.

Le logiciel du marché, ou SaaS

SaaS veut dire Software as a Service, « logiciel en tant que service ». C'est un logiciel que tu utilises dans ton navigateur, hébergé chez l'éditeur, payé par abonnement mensuel ou annuel, souvent par utilisateur. Le même logiciel sert des milliers d'entreprises : l'éditeur le fait évoluer pour la moyenne de ses clients. Exemples connus de tous : un logiciel de facturation en ligne, un outil de gestion de la relation client, un logiciel de paie, un agenda partagé.

Avantages : démarrage rapide, coût d'entrée faible, maintenance assurée par l'éditeur. Limites : tu t'adaptes au logiciel, pas l'inverse ; les données sont chez l'éditeur ; le prix peut augmenter avec le nombre d'utilisateurs ; et quand ton métier a une particularité, tu la gères à côté, dans un tableur. C'est souvent là que naissent les douleurs que DEVOLUTION traite.

L'ERP

ERP signifie Enterprise Resource Planning, en français « progiciel de gestion intégré ». C'est le logiciel central qui gère plusieurs fonctions de l'entreprise dans une même base : achats, stocks, ventes, facturation, comptabilité, parfois production et paie. Une PME industrielle de Rousset ou un négociant de Vitrolles a souvent un ERP ; une TPE de 8 salariés a plutôt une collection d'outils séparés.

Ce qu'il faut retenir pour la vente : l'ERP est le cœur du système. Il est coûteux à changer, les équipes y sont attachées ou le détestent, et c'est souvent autour de lui que se font les ressaisies. « On reçoit la commande par email, puis quelqu'un la retape dans l'ERP » : cette phrase, tu vas l'entendre des dizaines de fois.

L'API

Une API (interface de programmation) est une porte officielle qu'un logiciel ouvre pour que d'autres logiciels puissent lui parler sans passer par l'écran. Image utile pour un non-technicien : l'API est le guichet d'un service administratif. Tu ne rentres pas dans les bureaux fouiller les dossiers ; tu déposes une demande au guichet, dans un format précis, et on te rend une réponse dans un format précis.

Quand un prospect te dit « notre logiciel a une API », c'est une bonne nouvelle : brancher un agent ou un autre outil sera plus simple. Quand il te dit « je ne sais pas » ou « c'est un vieux logiciel installé sur un serveur dans le bureau », ce n'est pas bloquant, mais c'est une information précieuse pour Florian. Note-la, ne conclus rien.

L'intégration

Une intégration, c'est le branchement entre deux logiciels pour que l'information circule sans ressaisie : la commande du site marchand qui arrive toute seule dans l'ERP, le relevé du capteur qui alimente le tableau de bord, la facture validée qui part vers la comptabilité. Une intégration utilise en général des API, parfois des échanges de fichiers, parfois la lecture directe d'une base de données.

Une intégration mal faite est pire que pas d'intégration : les données arrivent en double, ou pas du tout, et personne ne s'en rend compte avant la clôture comptable. C'est pour cela que DEVOLUTION insiste sur les tests et la traçabilité.

Le logiciel sur mesure

Un logiciel sur mesure est développé pour une seule entreprise, selon ses règles métier. Il appartient au client, qui ne paie pas d'abonnement par utilisateur à un éditeur (il paie en revanche l'hébergement et la maintenance). Il se justifie quand le métier est suffisamment particulier pour qu'aucun logiciel du marché ne convienne, ou quand l'entreprise veut maîtriser un outil critique au lieu de dépendre d'un éditeur.

NotionImage pour un non-technicienPhrase de prospect qui doit t'alerter
SaaSLouer un appartement meublé : on emménage vite, on ne choisit pas les murs.« On a pris l'abonnement, mais on gère les cas particuliers dans Excel. »
ERPLa colonne vertébrale de l'entreprise.« Tout finit dans l'ERP, mais quelqu'un doit le saisir. »
APILe guichet officiel d'un logiciel.« L'éditeur nous dit qu'il y a une API, mais personne ne s'en sert. »
IntégrationLa tuyauterie entre deux logiciels.« On exporte un fichier tous les soirs et on le réimporte à la main. »
Sur mesureFaire construire sa maison sur son terrain.« Aucun logiciel ne fait ce qu'on fait, on a tout bricolé. »

L'IA expliquée simplement : modèle de langage et agent

Un modèle de langage, c'est quoi ?

Un modèle de langage (en anglais large language model, LLM) est un programme entraîné sur une quantité immense de textes pour prédire la suite la plus probable d'un texte. ChatGPT (OpenAI), Claude (Anthropic), Gemini (Google), Le Chat (Mistral AI, entreprise française) reposent sur ce principe. À force d'avoir vu des milliards de phrases, le modèle sait résumer, traduire, reformuler, extraire une information d'un document, classer un email, rédiger une réponse.

L'image qui marche avec un dirigeant : c'est un stagiaire extrêmement cultivé, rapide, disponible jour et nuit, qui a lu toute une bibliothèque mais qui n'a jamais mis les pieds dans ton entreprise. Il ne connaît ni tes clients, ni tes tarifs, ni tes procédures, sauf si tu les lui donnes. Et surtout, quand il ne sait pas, il a tendance à répondre quand même, avec aplomb.

Un agent IA, c'est quoi ?

Un modèle de langage seul ne fait que produire du texte. Un agent IA est un système construit autour d'un modèle de langage, auquel on ajoute trois choses :

  1. Des outils : l'accès, strictement délimité, à des logiciels de l'entreprise. Lire un email, consulter une fiche client dans l'ERP, créer un brouillon de facture, ouvrir un ticket. Sans outils, l'agent ne peut rien faire dans le monde réel.
  2. Une boucle de décision : l'agent reçoit un objectif (« traite ce bon de livraison »), choisit une action, regarde le résultat, décide de l'action suivante, et recommence jusqu'à avoir terminé ou jusqu'à rencontrer un cas qu'il doit remonter à un humain.
  3. Des garde-fous : les règles qui encadrent tout le reste. Ce que l'agent a le droit de toucher, ce qu'il n'a pas le droit de toucher, les opérations qui exigent une validation humaine, le journal qui trace chacune de ses actions, le bouton d'arrêt d'urgence, la possibilité de revenir en arrière.

Reprends l'image du stagiaire : un modèle de langage, c'est le stagiaire cultivé qui répond aux questions. Un agent, c'est ce même stagiaire à qui tu donnes un poste de travail, des accès limités à certains logiciels, une procédure écrite, un responsable qui valide ses opérations sensibles, et un registre où il note tout ce qu'il fait.

Script · L'agent IA en 60 secondes

Toi Vous connaissez ChatGPT : vous posez une question, il répond. Un agent, c'est la même technologie, mais à qui on donne un vrai travail à faire dans vos outils.

Toi Par exemple : il lit les bons de livraison qui arrivent par email, il vérifie que les quantités correspondent à la commande dans votre ERP, et il prépare la saisie. Quand tout colle, la saisie est prête ; quand quelque chose cloche, il ne devine pas, il vous le signale avec le document concerné.

Toi Il n'a accès qu'à ce qu'on lui autorise, chacune de ses actions est enregistrée, et les opérations sensibles restent validées par quelqu'un de chez vous. C'est un collègue qui fait la partie répétitive, sous contrôle, pas une boîte noire.

Trois temps : ce que le prospect connaît déjà, un exemple dans son métier, les garde-fous. Adapte l'exemple au secteur de la personne en face. Si tu dépasses une minute, tu as mis trop de technique.

Ce qu'un agent sait bien faire

Ce qu'un agent fait mal, et ce que DEVOLUTION y répond

C'est la partie la plus importante de ce module. Tes concurrents parlent de ce que l'IA sait faire. Toi, tu vas gagner la confiance en parlant d'abord de ce qu'elle fait mal, parce que le dirigeant le soupçonne déjà et qu'il attend de voir si tu es honnête.

Les erreurs inventées, dites « hallucinations »

Un modèle de langage peut produire une information fausse, présentée avec la même assurance qu'une information juste : une référence produit qui n'existe pas, un article de loi mal cité, un montant mal lu. Ce n'est pas un bug que l'on corrigera un jour une fois pour toutes, c'est une propriété de la technologie. On en réduit fortement la fréquence et surtout l'impact.

Un cas public est souvent cité : en février 2024, le tribunal de résolution des petits litiges de Colombie-Britannique (Civil Resolution Tribunal, Canada) a condamné Air Canada à indemniser un client auquel l'assistant conversationnel du site avait donné une information erronée sur une politique de remboursement. La compagnie a tenté de soutenir que l'assistant était responsable de ses propres propos ; l'argument a été rejeté. Morale pour tes prospects : l'entreprise reste responsable de ce que dit ou fait son outil.

Réponse DEVOLUTION : périmètre borné, réponses appuyées sur les documents du client avec la source citée, contrôles automatiques (le montant lu correspond-il à celui de la commande ?), validation humaine sur les opérations sensibles, et mesure de la qualité des réponses sur les données réelles pendant le prototype, avant de décider d'aller plus loin.

Les données sensibles

Quand un salarié colle un contrat client ou une fiche de paie dans un outil grand public, ces données partent chez un fournisseur, parfois hors de l'Union européenne, dans des conditions que l'entreprise ne maîtrise pas. C'est un risque juridique (RGPD, secret des affaires, obligations contractuelles) et commercial.

Réponse DEVOLUTION : l'agent n'accède qu'aux données nécessaires à sa tâche, les conditions d'hébergement et de traitement par le fournisseur du modèle sont étudiées au cadrage, chaque accès est journalisé. Ce qu'il faut exactement mettre en place dépend du cas : tu ne promets rien de précis, tu notes les contraintes du client (« nos données de santé ne doivent pas sortir de France », « notre donneur d'ordre aéronautique impose des clauses ») et tu les transmets.

Le coût

Un agent a trois types de coûts : la construction (le projet), le fonctionnement (l'hébergement et la consommation du modèle, facturée par les fournisseurs selon le volume de texte traité), la maintenance (les logiciels du client évoluent, les procédures changent). Un agent qui traite quelques dizaines de documents par jour coûte peu à faire tourner ; un agent mal conçu qui relit dix fois le même dossier peut coûter cher. Et un projet dont le gain est faible ne sera jamais rentable, quelle que soit la qualité du code.

Réponse DEVOLUTION : le cadrage estime le coût par lots, et il peut conclure qu'un agent n'a pas de sens. Le calcul du retour sur investissement fait l'objet du module 08.

La dépendance au fournisseur

Les modèles de langage appartiennent à quelques grands fournisseurs, qui changent leurs prix, leurs conditions et leurs versions. Une entreprise qui construit tout son fonctionnement sur un outil fermé, sans documentation ni code à elle, est à la merci d'une hausse de tarif ou d'une disparition de service. La dépendance peut aussi être humaine : dépendre d'un prestataire qui est le seul à comprendre ce qu'il a construit.

Réponse DEVOLUTION : le code, la documentation et les procédures d'exploitation appartiennent au client dès le premier lot livré, et l'étape « Transférer » existe précisément pour que le client puisse exploiter son agent sans dépendre de Florian. Pour le choix du modèle et la possibilité d'en changer, c'est une question d'architecture : tu la notes pour Florian.

« Utiliser ChatGPT » ou « un agent branché sur l'ERP »

La question viendra à presque chaque rendez-vous, sous une forme ou une autre : « Mais mon neveu fait déjà ça avec ChatGPT » ou « On a pris des licences Copilot, ça ne suffit pas ? ». Tu dois connaître la réponse honnête, qui commence par reconnaître que parfois, oui, ça suffit.

CritèreUn assistant grand public (ChatGPT, Copilot, Le Chat…)Un agent branché sur le SI, avec journal d'audit
Qui déclencheUn salarié, à la main, quand il y pense.Le flux lui-même : un email qui arrive, un fichier déposé, une heure programmée.
Accès aux donnéesCe que le salarié copie-colle.Les données nécessaires, lues directement dans les outils, avec des droits limités.
ActionProduit un texte que le salarié recopie ailleurs.Prépare ou effectue la saisie dans l'outil, ouvre le ticket, envoie le brouillon.
ContrôleDépend de la vigilance de chaque salarié.Contrôles automatiques, validation humaine sur les opérations sensibles.
TraçabilitéAucune au niveau de l'entreprise, ou très partielle.Chaque action tracée : qui, quoi, quand, sur quelle source, validée par qui.
RégularitéChaque salarié a sa façon de demander, les résultats varient.Même procédure à chaque fois, testée, avec des tests de non-régression.
Quand c'est le bon choixRédaction, reformulation, idées, usage individuel et ponctuel, sans données sensibles.Tâche répétitive à volume, données de l'entreprise, erreur coûteuse, besoin de preuve.

La phrase qui résume : l'assistant grand public aide une personne à faire son travail ; l'agent fait une partie du travail de l'entreprise, sous contrôle, et laisse une trace. Si ton prospect n'a besoin que de la première chose, dis-le-lui. Tu gagneras un contact qui te recommandera plus tard, alors que tu aurais perdu un client mécontent.

Script · « On fait déjà ça avec ChatGPT »

Prospect Franchement, ma comptable fait déjà ses courriers avec ChatGPT, je ne vois pas ce que vous apportez de plus.

Toi Et pour les courriers, c'est probablement très bien, je ne vais pas vous dire le contraire. Est-ce que je peux vous demander ce qui se passe après ? Une fois le courrier rédigé, qu'est-ce qu'elle fait à la main ?

Prospect Elle le met en forme, elle retrouve le dossier client dans le logiciel, elle note la relance dans le tableau de suivi…

Toi C'est souvent là que se trouve le temps perdu : pas dans la rédaction, dans tout ce qu'il y a autour, entre vos outils. C'est ce travail-là que Florian regarde. Et si au bout du compte ChatGPT suffit chez vous, il vous le dira.

Tu valides d'abord ce qui marche, puis tu déplaces la conversation vers le processus complet. Tu ne dénigres jamais l'outil que le prospect utilise.

RGPD et AI Act : ce qu'un commercial doit savoir

Tu n'es pas juriste et tu ne dois jamais te présenter comme tel. Mais deux textes européens reviennent dans les conversations, et tu dois savoir en parler sans erreur et sans alarmisme. Règle absolue : tu ne donnes pas de conseil juridique. Tu identifies le sujet, tu le notes, Florian le traite au cadrage, et le client consulte son propre conseil si nécessaire.

Le RGPD en cinq idées

Le Règlement général sur la protection des données (règlement UE 2016/679), applicable depuis le 25 mai 2018, encadre tout traitement de données personnelles, c'est-à-dire de toute information se rapportant à une personne physique identifiable : un nom, un email professionnel nominatif, un numéro de téléphone, une plaque d'immatriculation.

  1. Base légale et finalité : on ne traite des données que pour un objectif défini et avec une justification prévue par le texte (contrat, obligation légale, intérêt légitime, consentement…).
  2. Minimisation : on ne traite que les données nécessaires. Un agent qui traite des factures n'a pas besoin des arrêts maladie.
  3. Sous-traitance : quand un prestataire traite des données pour le compte du client, ce qui peut être le cas du développeur ou du fournisseur du modèle, un contrat doit encadrer ce traitement (article 28).
  4. Transferts hors Union européenne : ils sont encadrés. Le lieu où les données sont traitées par le fournisseur du modèle est donc une question légitime du client.
  5. Décisions automatisées : une personne a le droit, sauf exceptions, de ne pas faire l'objet d'une décision fondée exclusivement sur un traitement automatisé qui l'affecte de manière significative (article 22). Un agent qui refuserait seul un crédit ou écarterait seul un candidat pose problème. La validation humaine n'est pas qu'un confort.

Le journal d'audit que DEVOLUTION met en place aide le client à démontrer qu'il maîtrise ses traitements, ce que le RGPD appelle le principe de responsabilité. Tu peux le dire, sans promettre qu'un agent rend le client « conforme ». La conformité dépend de tout le reste de son organisation.

L'AI Act : où en est-on en septembre 2026

Le règlement européen sur l'intelligence artificielle (règlement UE 2024/1689, souvent appelé AI Act) est entré en vigueur le 1er août 2024, avec une application par étapes. Il classe les usages de l'IA selon leur niveau de risque. État des lieux à la date de rédaction de ce module, fin septembre 2026 :

DateCe qui s'appliqueCe que ça change pour tes prospects
2 février 2025Interdiction de certaines pratiques (manipulation, notation sociale, etc.) et obligation liée à la maîtrise de l'IA par le personnel (article 4).Très peu concernés par les interdictions. L'article 4 a été assoupli en 2026 (voir ci-dessous).
2 août 2025Obligations des fournisseurs de modèles d'IA à usage général.Concerne OpenAI, Anthropic, Mistral, Google… pas les PME utilisatrices.
2 août 2026Obligations de transparence (article 50) : notamment informer une personne qu'elle échange avec un système d'IA, sauf si c'est évident.Un agent qui répond à des clients externes doit le signaler. Un agent interne de back-office est moins concerné.
2 décembre 2027Systèmes à haut risque de l'annexe III (recrutement, accès au crédit, éducation, etc.), date reportée.Si un prospect veut un agent qui trie des candidatures ou évalue la solvabilité de clients particuliers, c'est un sujet à remonter immédiatement.
2 août 2028Systèmes à haut risque intégrés à des produits réglementés (annexe I : machines, dispositifs médicaux…), date reportée.Concerne surtout les industriels qui intègrent de l'IA dans leurs produits.

Pourquoi deux dates reportées ? Le calendrier initial prévoyait l'application des règles sur le haut risque au 2 août 2026. Un texte de simplification, dit « Omnibus numérique sur l'IA », proposé par la Commission en novembre 2025, approuvé par le Parlement européen en juin 2026 puis par le Conseil, est entré en vigueur fin juillet 2026 selon les analyses publiées par plusieurs cabinets d'avocats. Il a notamment repoussé ces échéances et reformulé l'article 4 : l'obligation de « garantir un niveau suffisant » de maîtrise de l'IA devient une obligation de prendre des mesures pour favoriser cette maîtrise, proportionnées au contexte.

Les trois familles d'offres DEVOLUTION

DEVOLUTION vend trois choses. Elles s'enchaînent souvent, mais un client peut entrer par n'importe laquelle. Apprends-les dans cet ordre, parce que c'est l'ordre dans lequel tu les présenteras.

Famille 1 : audit et cadrage, la porte d'entrée

L'offre publique, affichée sur le site, est le Cadrage Agent IA : 1 900 € HT, environ une semaine. C'est le seul prix que tu annonces. Il se déroule ainsi : un atelier de 30 minutes avec le client, puis une note courte qui contient quatre éléments :

  1. le cas d'usage retenu, et pourquoi les autres ont été écartés ;
  2. le périmètre de l'agent : ce qu'il fait, ce qu'il ne touche pas ;
  3. les points d'intégration dans le système d'information existant ;
  4. une estimation chiffrée par lots, avec les garde-fous requis.

Deux engagements accompagnent ce cadrage. Il est remboursé si la note ne donne pas une décision claire, et le client garde le document dans tous les cas. Et si un agent n'a pas de sens chez le client, le cadrage le dit : c'est un résultat utile, qui évite au client de dépenser beaucoup plus en partant dans la mauvaise direction.

Pourquoi cette offre est si importante pour toi ? Parce qu'elle transforme une décision lourde et floue (« est-ce que je me lance dans l'IA ? ») en une décision légère et précise (« est-ce que je dépense 1 900 € HT pour savoir, avec une garantie de remboursement ? »). Ton travail commercial consiste, dans l'immense majorité des cas, à amener un prospect jusqu'au rendez-vous de 30 minutes avec Florian, puis jusqu'à ce cadrage.

D'autres audits existent, sur devis : l'audit d'une application existante (état du code, risques, dette technique), l'audit de maturité IA et numérique, l'audit de conformité d'un logiciel. Exemple réel que tu peux citer sans nommer le client : DEVOLUTION a rédigé une proposition d'audit pour un éditeur de logiciel de caisse, avec une cartographie de conformité NF525 (la certification qui encadre les logiciels de caisse en France, pour lutter contre la fraude à la TVA). Note le mot : proposition. Tu ne dis pas que l'audit a été réalisé si tu ne le sais pas.

Famille 2 : les agents IA sur mesure

C'est le positionnement central de DEVOLUTION : Florian se présente comme « développeur d'agents IA sur mesure », pour des métiers où une erreur coûte cher. L'agent est branché sur l'ERP, les bases métier et les outils internes du client. Il travaille dans son système d'information, avec ses règles, pas à côté. Le site présente quatre types d'agents. Tu dois pouvoir illustrer chacun par un cas du territoire. Les cas ci-dessous sont fictifs et présentés comme tels : tu peux les raconter à un prospect comme des exemples d'usage, jamais comme des réalisations de DEVOLUTION.

L'agent de back-office

Il traite les dossiers, les devis, les factures : lecture, contrôle, saisie dans l'outil. Le travail du gestionnaire, sans la file d'attente.

L'agent de support interne

Il répond aux questions des équipes à partir des procédures et des bases de l'entreprise, avec la source citée à chaque réponse.

L'agent de supervision

Il surveille les flux, détecte l'anomalie et ouvre le ticket avec le contexte déjà rassemblé.

L'agent de migration

Il lit le code ancien, documente le comportement réel et produit les tests avant qu'on y touche.

Les garde-fous, communs aux quatre agents

Quel que soit le type d'agent, cinq garde-fous sont présentés sur le site, et tu dois pouvoir les citer sans hésiter :

Famille 3 : le logiciel sur mesure

C'est le socle historique du métier de Florian, architecte logiciel depuis plus de dix ans. Quatre types de besoins, tous sur devis :

Socle technique de Florian, que tu dois reconnaître sans avoir à l'expliquer : .NET (sa spécialité principale), Vue, React, Blazor pour les interfaces, Azure et AWS pour l'hébergement dans le nuage. Si un responsable informatique te demande « vous travaillez en Java ? » ou « vous faites du mobile natif ? », tu ne réponds pas à la place de Florian : tu notes la question.

La méthode en quatre étapes et les garanties

La méthode est affichée sur le site. Tu dois la réciter dans l'ordre, avec les durées indicatives, et surtout comprendre pourquoi chaque étape existe.

ÉtapeDurée indicativeCe qui s'y passePourquoi c'est rassurant pour le client
Cadrer1 semaineAtelier de 30 minutes, puis la note : le cas retenu, ce que l'agent fera, ce qu'il ne fera pas, le coût par lots.Il décide sur un document, pas sur une impression.
Prototyper2 à 3 semainesSur les données réelles du client, dans un périmètre restreint. On mesure la qualité des réponses avant de décider de continuer.Il voit le résultat sur ses propres documents avant d'engager la suite.
Fiabiliser3 à 6 semainesGarde-fous, journal d'audit, tests de non-régression, procédure de retour arrière.C'est là que se joue la mise en production. Beaucoup de prestataires sautent cette étape.
Transférer1 semaineDocumentation, passation aux équipes, code chez le client.Il ne dépend pas de DEVOLUTION pour exploiter son agent.

Les durées sont indicatives : tu ne t'engages jamais sur un délai ferme. Si un prospect te demande « donc en deux mois c'est en production ? », la réponse est : « C'est l'ordre de grandeur que présente la méthode, le calendrier précis de votre projet sort du cadrage. »

Une phrase du site résume la philosophie : « La démo marche. La production, c'est autre chose. Un prototype se construit en deux semaines. Le faire tenir sur vos données réelles, sans surprise, est un autre travail. » Beaucoup de tes prospects ont déjà vu une démonstration impressionnante qui n'a jamais fonctionné dans la vraie vie. L'étape « Fiabiliser » est ta réponse à cette déception.

Les trois garanties

  1. Cadrage remboursé : si la note ne donne pas une décision claire, elle est remboursée, et le client garde le document.
  2. Périmètre écrit avant de coder : ce que l'agent fait et ce qu'il ne fait pas est écrit, validé et versionné avant la première ligne de code.
  3. Le code est au client : dépôt de code, documentation et procédures d'exploitation lui appartiennent dès le premier lot livré.

Ajoute deux faits sur la manière de travailler, qui comptent pour un dirigeant : Florian mène deux projets en parallèle au maximum, et répond sous 48 heures ouvrées. Le premier fait a un double effet : il rassure (le client aura un interlocuteur senior disponible) et il crée une rareté réelle, que tu n'as pas besoin d'exagérer. Tu n'inventes jamais de fausse urgence (« il ne reste qu'une place ce mois-ci ») : si la capacité est effectivement prise, Florian te le dira.

La preuve : le parcours de Florian

DEVOLUTION est une jeune SASU, créée en 2023, dont le président est Florian Lorca. Sa preuve principale n'est pas un portefeuille de clients, c'est le parcours de son fondateur : plus de dix ans d'architecture et de développement logiciel, dans des environnements où l'erreur coûte cher.

Mission ou posteSecteurCe qu'on peut en dire
CEA Cadarache (2017-2018)NucléaireGestion des matériaux nucléaires et des seuils réglementaires d'entreposage.
Airbus Helicopters, Marignane (2019-2020)AéronautiqueDigitalisation des tests en chaîne d'assemblage, en remplacement du papier.
Optimum Automotive (2020-2021)Gestion de flottePlateforme de 200 000 véhicules, latence de certains écrans réduite de 60 %.
Citégestion, produit MUSE (2021-2022)CollectivitésÉclairage public, jusqu'à 60 % d'économies d'énergie pour les communes.
BPCE Solutions Informatiques (2022-2023)BanqueDiffusion sécurisée de scripts sur 120 000 postes, avec traçabilité.
Groupe SNEF, Port de Calais (depuis 2023)Infrastructure critiqueArchitecte de l'hyperviseur de trafic temps réel, 2 millions de poids lourds par an, encadrement de 4 développeurs.
Vetup, groupe IVC Evidensia (depuis 2024)Logiciel santé animaleMigration vers des microservices, à l'échelle d'environ 2 300 cliniques.

L'ancrage local est réel : le CEA Cadarache et Airbus Helicopters à Marignane sont dans les Bouches-du-Rhône. Face à un industriel de l'étang de Berre, « Florian a travaillé chez Airbus Helicopters à Marignane, sur la digitalisation des tests en chaîne d'assemblage » ouvre une conversation sur la traçabilité et la rigueur bien mieux qu'un argumentaire.

Script · Répondre à « Vous avez des références ? »

Prospect Vous êtes une petite structure. Vous avez des références ?

Toi DEVOLUTION est jeune, créée en 2023, et je préfère être précis avec vous. Ce que je peux vous montrer, c'est le parcours de Florian, qui mène les projets lui-même : plus de dix ans d'architecture logicielle, au CEA de Cadarache, chez Airbus Helicopters à Marignane, sur l'hyperviseur de trafic du port de Calais. Ce sont des missions et des postes, pas des clients de DEVOLUTION.

Toi Ce qui compte pour vous, je pense, c'est que ce sont des environnements où une erreur coûte cher. C'est la même exigence qu'il applique ici, avec les garde-fous et le journal de chaque action. Et le cadrage est là pour que vous jugiez sur pièce, avec un remboursement si la note ne vous permet pas de décider.

L'honnêteté sur la jeunesse de l'entreprise, dite en premier, désamorce l'objection. Le prospect aurait fini par le découvrir : mieux vaut qu'il l'apprenne de toi.

L'échelle de valeur

Une échelle de valeur est la suite logique des achats qu'un client peut faire, du plus petit engagement au plus grand. Alex Hormozi, dans $100M Offers (2021), insiste sur l'importance de rendre la première marche facile à franchir et de faire en sorte que chaque marche donne envie de la suivante. Chez DEVOLUTION, l'échelle est simple :

  1. Le rendez-vous de 30 minutes avec Florian, gratuit, réservé sur calendly.com/florian-lorca : savoir si un agent a du sens, et lequel. C'est ton objectif principal de conversion.
  2. Le cadrage à 1 900 € HT (ou un audit sur devis) : une décision claire, écrite, avec une estimation par lots.
  3. L'agent ou le logiciel, livré par lots : prototype, fiabilisation, transfert. Chiffré par lots après le cadrage.
  4. Les évolutions : un deuxième cas d'usage, un nouvel agent, une intégration supplémentaire, la modernisation d'une autre application.

Le mot important est « lots ». Le client ne signe jamais un énorme projet d'un bloc : il engage une étape, voit le résultat, décide de la suite. C'est un argument de réduction du risque que tu dois savoir formuler simplement : « Vous ne signez jamais plus que l'étape suivante. »

Ce que DEVOLUTION ne fait pas

Savoir dire non vite fait gagner du temps à tout le monde et renforce ta crédibilité. Voici ce qui sort du périmètre :

Reste mesuré dans ta façon de le dire. Tu n'as pas à dénigrer les autres métiers : « Ce n'est pas ce que nous faisons, et je préfère vous le dire tout de suite. Si un jour vous avez une tâche répétitive qui vous coûte du temps entre vos logiciels, là, on pourra en parler. »

Les concurrents, et pourquoi on gagne ou on perd

Tu vas croiser cinq familles de concurrents. Pour chacune, il faut savoir ce qu'elle fait bien, car un prospect respecte le commercial qui reconnaît les forces des autres, et où DEVOLUTION se distingue. La règle : jamais de dénigrement, toujours un repositionnement.

Concurrent typeSes forces réellesQuand on gagneQuand on perd (ou quand il faut laisser passer)
ESN locale (entreprise de services du numérique, les « SSII »)Équipes nombreuses, capacité à absorber de gros projets, contrats-cadres, présence historique chez les grands comptes de la région.Projet ciblé où le client veut un interlocuteur senior unique, pas un chef de projet qui relaie ; PME qui trouve l'ESN trop lourde pour sa taille.Gros programme qui exige plusieurs équipes en parallèle, ou client qui impose un référencement fournisseur que DEVOLUTION n'a pas.
Freelance développeurSouvent moins cher à la journée, souple, disponible rapidement.Métier où l'erreur coûte cher : garde-fous, journal d'audit, tests, documentation et passation sont intégrés à la méthode ; cadrage remboursé.Petite automatisation ponctuelle sans enjeu, où le client cherche le prix le plus bas. Laisse passer.
Agence web qui « fait de l'IA »Relation client, design, marketing, rapidité pour un assistant conversationnel sur un site.Dès qu'il faut se brancher sur l'ERP, les bases métier, les outils internes, et tenir en production.Besoin purement marketing (assistant sur le site vitrine, génération de contenus), qui sort de notre périmètre.
Éditeur SaaS spécialiséProduit prêt, testé par des centaines de clients, prix d'entrée bas, mises à jour incluses.Processus propre au client que le SaaS couvre mal, empilement de SaaS qui ne se parlent pas, volonté de posséder son outil.Le SaaS couvre déjà 90 % du besoin : conseille-le. Le cadrage le dirait de toute façon.
« On le fait nous-mêmes avec ChatGPT »Coût quasi nul, immédiat, l'équipe se l'approprie.Volume, données sensibles, besoin de traçabilité, dépendance à la personne qui a « bricolé » le système.Usage individuel de rédaction ou de reformulation : ça suffit, dis-le.

Script · Face à une ESN déjà en place

Prospect On travaille déjà avec une ESN d'Aix pour notre ERP.

Toi C'est plutôt une bonne nouvelle : ça veut dire que votre ERP est suivi. Pour ce type de maintenance, ils sont souvent très bien placés. Est-ce qu'il y a des sujets que vous leur avez soumis et qui n'avancent pas, parce qu'ils sont trop petits pour eux ou trop éloignés de ce qu'ils font d'habitude ?

Prospect Il y a bien cette histoire de factures fournisseurs qu'on ressaisit, mais ils nous ont fait un devis énorme.

Toi C'est typiquement le genre de sujet que Florian cadre : un processus précis, qui doit se brancher sur votre ERP sans perturber le travail de votre ESN. Le cadrage dirait aussi comment les deux peuvent cohabiter.

Tu ne te poses pas en remplaçant de l'ESN. Tu te glisses dans l'espace qu'elle laisse libre, ce qui rend la décision beaucoup plus facile pour le prospect.

Exercice

Exercice · 2 h

Première partie (1 h) : rédige, sans regarder ce module, une fiche d'une page intitulée « DEVOLUTION en une page ». Elle contient : une phrase de positionnement, les trois familles d'offres, les quatre types d'agents avec un exemple chacun (dans un secteur différent de ceux de ce module), la méthode en quatre étapes avec les durées, les cinq garde-fous, les trois garanties, le seul prix que tu annonces, et trois choses que DEVOLUTION ne fait pas.

Deuxième partie (45 min) : compare ta fiche à ce module et au site devolution.pro. Surligne en rouge chaque erreur, chaque oubli, chaque formulation qui pourrait passer pour une promesse. Réécris ces passages.

Troisième partie (15 min) : écris trois questions que tu n'as pas su trancher seul (technique, juridique ou commerciale). Elles serviront de base à ton point hebdomadaire avec Florian.

Livrable : la fiche corrigée (version rouge et version finale) et tes trois questions, remises à Florian avant ton point de fin de semaine.

Défi de la semaine

Défi · Semaine 1

L'enjeu : prouver, sur de vraies personnes, que tu sais rendre l'IA compréhensible, et que tu connais l'offre sans antisèche. Les questions que te posent des non-techniciens sont celles que te poseront tes prospects : c'est une matière première précieuse.

Niveau bronze / argent / or : bronze, les 3 explications faites et les questions notées ; argent, en plus, la restitution à Florian sans aucune erreur factuelle (prix, durées, garanties, parcours présenté comme des missions) ; or, en plus, au moins une des trois personnes est capable de te réexpliquer correctement ce qu'est un agent, avec les garde-fous, le lendemain.

Quiz

1. Un dirigeant de PME de Gémenos te dit : « Nos commandes arrivent par email et mon assistante les retape dans l'ERP. » Quelle reformulation est la plus juste ?

La bonne reformulation décrit le problème (une intégration manquante, compensée par une ressaisie) sans présumer de la solution. Proposer un nouvel ERP est hors sujet et coûteux. Promettre que l'agent « remplacera » l'assistante est une promesse de résultat et un message anxiogène. Parler d'API, c'est déjà décider de la solution technique, ce qui revient à Florian.

2. Quelle définition d'un agent IA donnerais-tu à un artisan qui n'a jamais utilisé ChatGPT ?

La bonne réponse contient les trois éléments : des outils (accès limités à vos logiciels), une tâche menée jusqu'au bout, des garde-fous (trace, validation humaine). « Pense comme un humain » est faux et effrayant. « Devine des mots au hasard » est une caricature fausse. La fenêtre de discussion sur un site est un assistant conversationnel, pas forcément un agent, et c'est plutôt un métier d'agence web.

3. Un prospect insiste : « Donnez-moi juste une fourchette pour un agent, que je sache si c'est 5 000 ou 50 000 euros. » Que réponds-tu ?

Le seul prix que tu annonces est celui du cadrage, et tu expliques pourquoi le reste ne peut pas être chiffré sans lui. Une fourchette, même avec des précautions, devient un engagement dans la tête du client et peut ruiner la négociation de Florian. Répondre sèchement « voyez avec Florian » est honnête mais n'apporte rien au prospect : tu dois lui donner la prochaine étape claire et son prix.

4. Chez un sous-traitant aéronautique de Marignane, le responsable qualité te demande si tu peux citer DEVOLUTION chez Airbus. Que dis-tu ?

La règle est absolue : les missions de Florian ne sont pas des clients de DEVOLUTION. La réponse juste reste précise et vraie, et elle suffit à créer la crédibilité. Présenter Airbus comme une référence est un mensonge que le prospect peut vérifier en un coup de fil. Invoquer une fausse confidentialité est aussi malhonnête. « Plusieurs grands groupes » est une référence inventée.

5. Un cabinet de recrutement d'Aix veut un agent qui présélectionne automatiquement les candidatures et écarte les profils non retenus. Quelle est ta réaction ?

Le recrutement figure parmi les usages à haut risque (annexe III de l'AI Act, échéance reportée au 2 décembre 2027 selon l'état du droit en septembre 2026), et le fait d'écarter seul un candidat touche à l'article 22 du RGPD. Tu ne tranches pas : tu remontes. Dire que c'est un cas idéal ignore le risque. Dire que c'est interdit est faux. Dire qu'il n'y a « rien à craindre » grâce au report, c'est donner un avis juridique erroné : un report n'est pas une disparition.

6. Le gérant d'une agence immobilière de La Ciotat t'explique qu'il utilise ChatGPT pour rédiger ses annonces et qu'il en est ravi. Il n'a pas d'autre tâche répétitive identifiée. Que fais-tu ?

Pour un usage individuel de rédaction, un assistant grand public suffit, et le dire construit ta crédibilité et de futures recommandations. Lui faire peur sur ChatGPT est de la fausse urgence. Lui vendre un cadrage sans douleur identifiée, c'est gaspiller son argent et risquer une note qui conclut « rien à faire ». Refaire son site est hors du périmètre de DEVOLUTION.

7. Parmi ces arguments, lequel répond le mieux à la crainte « et si l'agent se trompe ? » d'un DAF de PME à Vitrolles ?

La réponse honnête reconnaît le risque puis décrit les garde-fous et la mesure au prototype : c'est exactement la position de DEVOLUTION. Dire que les modèles « ne se trompent plus » est faux et un DAF le sait. Garantir un taux d'erreur est une promesse de résultat chiffré que tu n'as pas le droit de faire.

8. Un industriel de Rousset compare DEVOLUTION à une grande ESN qui lui propose une équipe de cinq personnes pour moderniser son logiciel de production. Quel repositionnement est le plus juste ?

Le bon repositionnement reconnaît la force réelle du concurrent, puis décrit la différence en termes de besoin du client (interlocuteur senior, sécurisation de l'existant, propriété du code). Dénigrer l'ESN te fait paraître peu sûr de toi. « Le travail de cinq personnes » est une promesse invérifiable qui contredit la limite de deux projets en parallèle. « Moins cher, c'est certain » : tu n'en sais rien, aucun chiffrage n'existe avant le cadrage.

Checklist de fin de module

Pour aller plus loin